KRISTEN

LOGODENNIG
KRISTEN NOGUES

16,50

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Description du produit

Logodennig

 

 

Annie Ebrel, Joël Allouche, Etienne Callac, Jean-René Dalerci,
François Daniel, Paolo Fresu, Peter Gritz,
Jean-François Jenny-Clarke, Ivan Lantos, Nguyên Lê,
Erik Marchand, Jacky Molard, Patrick Molard, Mauro Negri,
Bruno Nevez, Rüdiger Oppermann, Jacques Pellen,
Ronan Pellen, Jean-Luc Roumier, John Surman,
Jean-Michel Veillon, Karim Ziad

 

 

 

Il pleuvait des cordes

Il pleuvait des cordes quand tu as mis les bouts, Logodennig, petite souris. Tu as mis les bouts de fromage dans ta besace et tu t’es faufilée entre les cordes, emportant ta part de mystère, laissant derrière toi l’essentiel de la meule avec les trous, à l’intérieur. Heureusement que tu n’as pas tout emporté de l’autre côté. Restent quelques questions sans réponse. Ces trous. Qu’allons-nous faire des trous ?

Kristen. C’est à croire qu’avant elle, ce prénom n’existait pas. Elle s’appelle encore Christine, lorsqu’elle traverse Paris, chaque semaine, de Versailles à la porte Saint-Martin. En compagnie de sa grande sœur, elle suit le cours de harpe de Denise Mégevand, dès 1960. Kristen a huit ans, quand elle commence cette aventure qui durera quinze ans. A Paris, les dimanches pèsent lourd. Poids de l’exil. Poids de la culpabilité de ceux qui ont cru que la Bretagne pouvait s’affranchir de la tutelle jacobine à n’importe quel prix. Après-guerre. Rêve entretenu, d’une Bretagne à réinventer. Kristen fait partie de ces héritiers, chargés de jeter des ponts, en se faisant artistes. Stivell est dans la charrette, avec le même professeur, empruntant le chemin désigné par son père. Va, et sauve la Bretagne du naufrage ! Sur l’Arche de Noë, c’est d’accord, on embarquera aussi une harpe. Couvée par son professeur, qui apprécie « ses mains exceptionnelles et sa grande assurance pour son âge », Kristen se produit dès l’âge de douze ans au sein de Telenn Bleimor, un quatuor de harpes, émanation d’un mouvement de scouts autrement « celtiques » que la harpe du même nom. A l’époque, on avait encore le goût de l’uniforme, des colonies de vacances en bleu-blanc-rouge ou en gwenn ha du. Denise cherche à créer un répertoire de musique bretonne moderne. Qui sait ? La jeune harpiste surdouée, éduquée dans le rêve d’une Bretagne mythique, paradis des bardes et des harpeurs, pourrait peut-être s’investir d’une mission : être la compositrice de cette musique bretonne contemporaine qui reste à inventer.

Une harpiste, c’est doux et c’est gentil. On imagine la jeune fille timide, en robe bleue, avec un feston de dentelle. BCBG. C’est ce que doivent se dire les chanteurs Patrick Ewen et Gérard Delahaye, lorsqu’ils la découvrent en 1972, vivant chez ses parents, désormais ancrés à Morlaix. Coupe de cheveux classique. Petite harpe fragile. Mais Logodennig a les yeux qui brillent, malicieux. Sa musique a déjà un sacré style. Il est loin le temps où sa grand-mère la réveillait le dimanche, à Versailles, en lui disant : « Il est cinq heures, ce n’est pas encore l’heure de la messe, tu peux dormir. » La Bretagne qu’elle découvre n’a pas grand chose à voir avec celle qu’ont rêvée les Bretons exilés. Son peuple rejette sa langue, méprise sa culture. Rien que pour lui redonner un brin de dignité, il y a du travail. Beaucoup de travail.

Jacques Pellen remarque d’abord sa photo dans Ouest-France, à l’occasion de la sortie de son premier 45 tours. Elle a vingt et un ans. Epoque bénie des années soixante-dix. Amour, liberté, musique. Enfin, une partie de la Bretagne relève la tête. On peut chanter en breton ou en français, faire de la musique traditionnelle ou du rock’n roll, le jazz n’est pas loin, et la musique répétitive est dans l’air du temps. La coopérative Névénoë grignote les bénéfices de ses premiers albums pour produire le disque de la petite harpiste. Ses membres défendent le droit pour les artistes de vivre et travailler au pays. Ils partagent tout. Kristen est amoureuse. Elle est engagée. Son énergie est communicative. Sa joie de vivre aussi. Son rire devient légendaire. On ne voit que ses dents. A Katell, sa fille qui vient de naître, elle parle en breton. Langue apprise très jeune, à Paris. Langue du cœur. Ceux qui la côtoient se disent qu’elle est dynamique, séduisante, la petite Kristen, qu’elle va cartonner. Le public aime qu’elle lui chante des airs traditionnels, en s’accompagnant de son instrument, tout simplement. Mais l’époque attend autre chose. Quelque chose de différent. Et tout de suite. Kristen ne sera pas interprète mais compositrice. Elle mettra la barre assez haut, en cultivant la tangente du côté de la recherche, tandis que Stivell prendra sa place au centre du cercle et de la popularité. C’est Kristen, qui sera chargée de poser les questions esthétiques et morales, et d’y répondre par sa musique. Exercice forcément difficile…

Alors, Logodennig ne croit plus qu’il suffise d’interpréter la mélodie venue du fond des âges, la berceuse qui apaise, d’égrener les notes à l’image de l’eau vive qui s’écoule au fil du ruisseau… De son éducation musicale, elle a gardé le goût des musiques atonales, arythmiques. Et si la vie ressemblait à ces dernières ? Plus rien n’est sûr. Ombre jetée en pleine lumière. Rupture. Déchirure. L’amour s’enfuit. L’engagement s’étiole. La langue se dérobe. A l’école, on se moque de sa fille, parce qu’elle parle breton. Même le cheval ne va pas très bien. Le chien est malade. La cheminée recrache mal la fumée, dans la maison, là-bas, dans les Monts d’Arrée. Une maison jamais vraiment habitée, lieu de transit, presque abandonnée. L’ombre a toujours tutoyé la lumière vive, mais à présent, l’ombre aussi veut sa part du fromage. Kristen, qui se faisait une fête de jouer, Kristen va devoir composer avec le trac. L’exigence grandit. L’angoisse aussi. Et si la lumière qui éclaire la harpe sur scène n’est pas blanche, et la trompe sur la couleur des mécaniques de l’instrument ? Kristen a peur ? Non. Elle doute de son talent. Sera-t-elle à la hauteur ? Très vite, elle saura qu’elle n’a pas juste affaire à ce petit pincement nécessaire, non, c’est bien de souffrance qu’il s’agit. Ses mains sont glacées, elles tremblent. Pour éloigner les ombres l’espace d’un instant, il faudra de l’amour. Beaucoup d’amour. Il faudra des amis. Il faudra des heures d’échanges et de confidences, avec Mari, Channig, Annkrist, au téléphone, au cœur de la nuit. Ou en tournée avec Jacques, Bertrand, Patrick, Lucien, Melaine, Gérard. Les potes. Une femme dans un milieu artistique très masculin. Les hommes la respectent et reconnaissent son talent de compositrice. Les hommes sous le charme. Les hommes parfois dévorés par des questions de leadership, de pouvoir. Les hommes qui aiment bien boire des coups, forcément. Les rires tonitruants. Les blagues lestes. Les chansons de corps de garde… et puis, le vanity. Dans cette valise à secrets, dans cette valise de fille est caché le remontant, celui qui empêche le sol de se dérober sous les pas. Mais rien n’est joué. Kristen a de l’or dans les doigts. De la générosité à revendre. Une intelligence vive. Et des idées. Sa musique ouvre des brèches. Elle part vivre à Brest, sort de nouveaux albums, parcourt les Antilles, la France, la Suisse, l’Europe centrale. Lors d’une tournée, en 1982, un bus aménagé doit trimballer le groupe à 70 kilomètres-heure, à travers la Belgique. Kristen est malade. Elle ne veut pas partir. Bertrand Dupont parvient à la convaincre d’essayer. A la première alerte, on arrête… Le chauffeur écoute sans arrêt le tube de Kas Produkt, Never come back. Cela fait rire Kristen, et le mal disparaît comme par enchantement. Durant plus de vingt ans, Bertrand revivra maintes fois cette situation. A la veille des concerts, Kristen est toujours sur le fil du rasoir, mais les choses se font quand même. Finalement, c’est quand tout à l’air d’aller bien, quand il sent une sorte d’euphorie, qu’il se méfie, car c’est toujours à ce moment-là, que ça tourne mal. Pour la communication, ce n’est pas évident non plus, car Kristen n’apprécie pas tous les organisateurs, n’aime guère la presse, surtout quand elle est parisienne et superficielle. Souvenir d’une interview avec José Artur, qui ne se passe pas bien du tout…

Avec Jacques, devenu son compagnon, elle écoute Charles Tournemire et Jehan Alain, des organistes classiques français du début du XXème siècle. Le second est mort dans les tranchées de la guerre, en 1940. On a jamais retrouvé certaines partitions qu’il avait avec lui. Peut-être que c’est ça, un véritable artiste. Car, pour Kristen, il y a les vrais – ceux qui créent, et il y a les autres – ceux qui sont tout le temps dans le journal. Logodennig s’inscrit délibérément dans la première catégorie. Sans pour autant mépriser la seconde. Chacun trace son sillon comme il l’entend, ou comme il le peut. Logodennig a du cœur. Une immense bonté. C’est pour ça qu’elle s’énerve tant quand elle se fait avoir par des gens dont la générosité n’est pas la qualité première. Les pingres l’agacent. Les cons lui font péter les plombs.

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Alain, Tournemire, Ravel, Fauré, Messiaen, Stravinski, Debussy… Jacques et Kristen sont fascinés par ces compositeurs contemporains, parfois inspirés par les musiques « folkloriques », comme on disait à leur époque. Ces courants, alliant tradition et modernité, ont secoué l’Europe et touché tous les arts. En Bretagne, il y a eu les Seiz Breur, et Kristen, musicalement, s’inscrit dans la continuité. Elle s’est initiée au kan ha diskan, mais répète que la musique à danser n’est pas son truc. D’ailleurs, elle préfère la tourner en dérision. Elle affirme que, déjà, du temps où elle chantait au fest-noz, sa tête vagabondait ailleurs, vers d’autres horizons musicaux. Kristen reçoit des lettres anonymes qui l’accusent de trahir la harpe celtique et la musique bretonne. Il est vrai que, lorsqu’elle compose, ses harmonies ne sont pas traditionnelles, mais classiques. En écoutant Carla Bley, Joachim Kühn ou Garbarek, elle ira comme Jacques, vers le jazz. Ce dernier s’étonne de la trouver si inconsciente, pas bosseuse pour deux sous, composant, répétant dans l’urgence. Kristen a bien besoin d’un sérieux coup de main, elle qui a quand même donné plus de quatre-vingt-dix concerts en un seul été, toute seule, portant sa harpe et son fidèle Charlie, un vieil ampli qui pèse un âne mort. Jacques délaissera sa guitare pour devenir son roadie…

Pour Kristen, les années quatre-vingt sont les plus créatives. Traqueuse, angoissée, elle est pourtant au sommet de son art. Elle joue avec le batteur Peter Gritz, avec Ivan Lantos, avec Jacques Pellen, plus tard avec John Surman, des jazzmen parmi les plus talentueux de la scène européenne. Le contrebassiste Jean-François Jenny-Clarke, avec qui elle est associée à la Roche-Jagu, en 1983, est celui qui ouvre les portes. Pour la première fois, elle rencontre un musicien à travers sa musique, avant de connaître l’individu. Ses compositions séduisent les grands. Kristen est capable de composer de deux façons : à partir d’improvisations, ou par un montage pas à pas, à l’instar des compositeurs de musique classique. Son goût pour la simplicité harmonique lui permet de faire cohabiter sa musique avec beaucoup d’autres styles musicaux. Thèmes proches de la musique contemporaine, improvisations jazz, écriture aux couleurs modales, se fondent sans qu’on devine le moindre point de colle. Sa harpe s’envole, devient électroacoustique, ouvrant de grands espaces, de nouvelles résonances. Dans les années soixante-dix, déjà, Kristen rêvait d’entendre résonner sa harpe dès l’attaque, sans qu’elle soit altérée par le son de ses doigts. Melaine Favennec l’avait alors entraînée dans les dunes de Guidel, où le vent avait fait vibrer les cordes de l’instrument. Prémices de ce que sera plus tard la harpe électroacoustique, avec les pédales de volume. La harpiste posait les questions qui sont celles de la musique contemporaine, sur la matérialité du son : comment celui-ci peut-il être rêche, moelleux, sec, humide, rouge ou bleu. Mais, contrairement aux musiques contemporaines, la musique de Kristen a la particularité d’être enracinée. Ce n’est pas seulement une musique qui parle à la musique. Ce n’est pas vraiment quelque chose d’intimiste non plus. Non. Ca crache ! Ca arrache ! C’est fort ! En 1987, elle part seule avec sa harpe, son Opel et son bon vieux Charlie, pour une magnifique tournée en Yougoslavie. Vraiment, elle à la pêche ! Elle aime aussi accompagner la poésie, créer pour les enfants ou les conteurs. Aux Tombées de la Nuit, à Rennes, elle monte un spectacle sur le texte Les Trois Nuits, de Per-Jakez Helias. Dans les années quatre-vingt-dix, sa boulimie de créativité s’exprime au sein de formations plutôt éphémères, parfois pour une occasion unique, et toujours sur scène. Très peu dans des productions discographiques. Trop peu. Bruno Névez, François Daniel, Henri Texier, Manu Lann Huel, Jacky et Patrick Molard, Yann-Fañch Kemener, Denez Prigent, Didier Squiban, Jean Popof Chevalier, Joël Allouche, Riccardo Del Fra, Rabih Abou-Khalil, Gildas Boclé, Jean-Michel Veillon, Paolo Fresu, Denis Barbier, Cesarius Alvim, Mauro Negri, Jon Christensen… La scène. L’exigence toujours plus grande. Et la trouille aussi. L’alcool et la clope pour supporter, pour surmonter l’angoisse. Les nuits de fête, après. Comme dans ce petit hôtel de Fresnes, où les plaintes affluent, pour tapage nocturne. Dans cet établissement au personnel cosmopolite, elle devient la copine de toutes les employées. Sa nature. Les énormes parties de rire, et l’ombre qui s’insinue, au cœur de la musique. Un morceau peut commencer en majeur et dériver dans des digressions étranges, vers des dissonances tragiques, pour nous ramener dans une caresse auprès de An hini a garan, celle que j’aime… Elle chante cette berceuse, aussi, au parfum d’infanticide. Comme si, dans la naïveté de l’enfance, elle sentait une présence inquiétante qui rôde, attendant son heure. Ancienne étudiante en lettres classiques – à la Sorbonne, mar plij ! – Kristen aime les thrillers. Les plus noirs ont sa préférence. Avec Manu Lannuhel, elle projette de créer un spectacle de contes cruels. Tout ce qui est « sérieux » est en breton. Le reste… En français, elle s’amuse à chanter des chansons lestes, adore faire le clown, ficelle de vrais sketches. Jacques lui lance même un défi : « T’es pas cap de faire Harpo Marx au féminin, l’espace d’une soirée, au Vauban ! » En 1992, Manfred Eicher, boss du label ECM, propose de la faire signer. Elle serait la première artiste française à entrer dans cette prestigieuse maison. Elle en a envie. Et pourtant, elle ne donne pas suite…

En 1998, après une série de prestations en duo avec John Surman, Kristen est hospitalisée. Septicémie. Sous anesthésie, elle entend quelqu’un qui dit « Elle s’en va ». Mais Kristen refait surface. Une fois de plus. Dans les années 2000, les propositions se font rares, même si elles émanent parfois de musiciens ou de lieux prestigieux. Jacques tente de lui faire écouter une compilation de ses musiques jouées par d’autres. Qu’en pense-t-elle ? Elle s’en fout, du passé. Logodennig ne veut pas revenir sur ses pas. Mémoire blanche. Vacuité. Elle souffre. Elle est malade. Les spécialistes ne trouvent pas. Pour le diagnostic, après coup, on se dit qu’on aurait pu deviner… Kristen avait mal à sa Bretagne. La Bretagne avait mal à sa langue. C’était donc sur la langue de l’artiste que s’était fixé le mal. Sa dernière sortie ? Kristen quitte son lit pour aller voter aux élections présidentielles. Même si elle n’y croit plus vraiment, dans la politique. Depuis pas mal de temps, quelque chose semble tourner à l’intérieur de sa tête. Quelque chose qui finit par rendre tout dérisoire, au point de l’empêcher de composer une simple liste de courses. Le clown n’est pas si loin, mais il est triste, plus souvent. Alors, Logodennig préfère ne plus quitter sa tanière.

Logodennig, tu avais mis la barre très haut. Le succès ? Certains pensent que dans le fond tu ne voulais pas « faire carrière », comme on dit. D’autres t’ont demandé de monter sur la table, ils ont dit que c’était là ta place. Tu n’as pas vu tout de suite le danger. Après, c’était trop tard : le feu brûlait tout autour. Sur tes épaules, il y avait cette espérance d’une nouvelle Bretagne, rêvée par les exilés, et puis ton caractère, ta générosité qui ne t’a pas aidée à sauver ta peau. Petite souris. Il aurait fallu que tu sautes par-dessus la barre, et que le peuple saute avec toi. Mais le peuple breton est comme les autres peuples : il n’est pas très courageux, il n’aime pas quand les barres sont trop élevées. Alors, il est passé en dessous ou à côté. Compositrice de génie. Oui. D’envergure internationale, incontestablement. Aux musiciens d’aujourd’hui et de demain de redonner vie à ta musique et de poursuivre l’exploration des nouveaux territoires dans lesquels tu as su ouvrir des brèches immenses. Car Logodennig, le petit génie, lui, il est sorti par un trou de souris…

Gérard Alle,
avec la complicité de Jacques, Bertrand, Patrick, Channig,
Katell, Annkrist, Gérard, Jean-Bernard, Lucien, Armel, Melaine
et tous les amis de Kristen.


Produit par Innacor/Ton All produksion
Sélection des titres / direction Jacques Pellen
Réalisation 2008 Jacky Molard
Pré-mastering Patrick Peron
Photographie de couverture : Bertrand Dupont
Photographie verso : Loïc Lostanlen
Dessins et graphisme : Julien Weberwww.abirato.com
Tissus : Cécile Bornewww.cecile-borne.fr
Suivi de production : Bertrand Dupont


Kristen jouait sur des Harpes Camac.
Merci à Jakez François qui poursuit avec passion
l’œuvre de Joël Garnier.


Nguyên Lê appears by courtesy of Act records.
John Surman appears by courtesy of ECM records.


Merci à : Channig Ar Gall, Annkrist, Katell Branellec, Gérard Delahaye, Patrik Ewen, Melaine Favennec, Lucien Gourong, Armel Morgant, Jean-Bernard Vighetti.Annie Ebrel, Joël allouche, Etienne Callac, Jean René Dalerci, Paolo Fresu, Peter Gritz, Ivan Lantos, Nguyên Lê, Erik Marchand, Jacky Molard, Patrick Molard, Mauro Negri, Bruno Nevez, Rüdiger Oppermann, Ronan Pellen, Jean-Luc Roumier, John Surman, Jean-Michel Veillon, Karim Ziad
Merci aux photographes Richard Dumas, Claude Fonteyne, Pascal Guittet, Loïc Lostanlen. Ronan Branellec et Alain Lelgoualc’h (le Quartz – Brest), Philippe Coyaut (Océanopolis – Brest), Perrine Lagrue et Gérald Martin (La Grande Boutique – Langonnet), Martine Palmé (Initiales), Gilles Paire et Patrick Schuster (Naïve), Marthe Vassallo, Gildas Boclé, Hugues Guérault.

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